salut Yvan,
le chamois est, comme le Bouquetin, indifférent aux altitudes basses. Il est possible que certains aient été observés vers 4700 m dans le Mont-Blanc...
On le retrouve aussi dans les gorges du verdon, la basse vallée du var ou encore sur les premiers escarpements rocheux de la vallée du Rhône (niveau de Montélimar).
Les effectifs atteignent plusieurs dizaines miliers de bêtes dans les Alpes, quelques centaines (ou plus?) dans le massif du Jura (où le chamois a colonisé toutes les falaises, jusque celles dominant la Bresse à l'Ouest, comme au-dessus de Lons le saunier). Il y en a également quelques centaines dans les vosges et le massif central (puy de Sancy, plomb du cantal...). En ce qui concerne l'Ardèche, de nombreux biotopes favorables à l'espèce existent mais ne sont pas encore occupés, malgrès l'intrusion très ponctuelle de jeunes individus en provenance des pré-alpes drômoise : la vallée du Rhône semble être un obstacle conséquent à la colonisation nautrelle du massif central depuis les Alpes...
Il est mieux adapté que le bouquetin pour affronter la neige : plus haut sur patte, plus léger et surtout il dispose d'une mambrane interdigitale, qui lui permet d'avoir une meilleure portance sur la neige. Il est également plus agile sur toutes sortes de milieux instables (éboulis ou glace) que son cousin, mais ce dernier le surclasse largement en ce qui concerne "l'escalade" en milieu rocheux vertical.
Il est d'ordinaire plus farouche que le bouquetin, mais c'est sans doute dû en grande partie à la chasse : les chamois du parc national des Abruzzes (Italie) se laissent apporcher à moins de 20 m, et ces également le cas dans un certain nombre de parcs ou réserves alpines ; ce n'est pas que les chamois arrivent à faire la différence entre un humain armé et un humain désarmé (!!!) mais la chasse va éliminer (et c'est logique) en premier lieu les individus les moins farouches.
Les chamois peuvent former de (très) grosses hardes, notamment en été, période à laquelle les femelles et leurs jeunes se rassemeblent ; les cheuvrées peuvent dépasser 200 individus, là où les effectifs et le milieu le permettent. Dans le Vercors drômois, par exemple, l'observation cet été d'une harde de plus de 60 femelles et jeunes constitue un record.
En milieu boisé, les hardes sont plus petites, et les distances de fuite plus faibles (c'est le cas pour le cerf et le chevreuil notamment, et on est train de s'en apercevoir pour le bouquetin).
Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire, mais c'est déjà pas mal, surtout si je veux que le message reste "digérable" !
N'hésites pas si tu veux d'autres infos.
julien
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Julien Traversier